
Sous les lumières de Radès, le Club Africain a offert bien plus qu’un match amical : une étreinte fraternelle à la Palestine. En s’imposant 2–0 face aux Stars d’Al Qods, les Rouge et Blanc ont transformé la soirée en un symbole vivant de solidarité, mêlant football, mémoire et dignité.
Il y a des soirées où le football cesse d’être un simple sport. Des soirées où un stade devient une maison commune, où des tribunes se transforment en bras ouverts, et où un peuple en accueille un autre, non pas par les mots, mais par la ferveur et la dignité.
Ce vendredi, à Radès, le Club Africain a joué bien plus qu’un match. Il a joué pour la Palestine.
Sous les projecteurs du stade, devant un public nombreux et vibrant, les joueurs du CA ont accueilli la sélection des « Vedettes d’Al Qods » comme on accueille des frères. Les drapeaux, les chants, les applaudissements, tout vibrait d’un seul message : « Vous n’êtes pas seuls ».
Le cœur du stade battait en rouge, blanc… et en Palestine
Dès l’entrée des deux équipes, l’émotion a envahi les tribunes. Le public clubiste, fidèle à son histoire, a brandi des drapeaux palestiniens, scandé des chants de solidarité et rappelé, comme un serment transmis de génération en génération, que le CA n’oublie jamais ses valeurs : l’engagement, la dignité, la cause juste.


Le Club Africain n’a pas seulement offert un match : il a offert un moment de vérité. Un moment où le football reprend son rôle premier : rassembler, relever, rappeler l’essentiel.
Une victoire symbolique, deux buts et une seule cause
Sur le terrain, l’équipe clubiste s’est imposée 2–0 grâce à deux éclairs : Moataz Zemzemi, d’abord, auteur d’une frappe limpide à la 54e minute, célébrée en levant les mains vers le ciel. Bassem Srarfi, ensuite, qui a doublé la mise quatre minutes plus tard, avant de pointer son doigt vers le drapeau palestinien brandi au bord de la pelouse.

Mais la vraie victoire n’était pas au tableau d’affichage. Elle était dans chaque accolade, chaque sourire, chaque geste d’estime entre les joueurs tunisiens et palestiniens. Elle était dans cette communion rare, presque sacrée, qui a envahi Radès.
Un engagement qui dépasse les 90 minutes
Depuis des décennies, le Club Africain a fait de la cause palestinienne une partie de son identité. Et ce soir encore, il l’a confirmé : le CA ne se contente pas de soutenir. Il incarne.
Le match amical a été pensé comme un hommage. Mais c’est devenu bien plus : une déclaration d’amour, de fraternité, de fidélité éternelle.


Lorsque le coup de sifflet final a retenti, personne ne quittait vraiment le stade. Les chants palestiniens continuaient de monter, les applaudissements se prolongeaient, les joueurs échangeaient encore des gestes chaleureux. Comme si Radès refusait que ce moment se termine.
Le football a cela de beau : parfois, il donne aux peuples le droit de rêver ensemble. Ce soir, le Club Africain et les vedettes d’Al Qods ont montré que la Palestine n’est pas une cause lointaine ni un slogan répété. C’est une présence, une douleur partagée, un espoir vivant.
Et tant que le CA foulera les terrains, tant que ses supporters rempliront les tribunes,
tant que le rouge et blanc flottera avec le drapeau palestinien, cette promesse restera intacte.
