
Il y a sept ans, le Club Africain perdait l’un de ses dirigeants les plus intègres et dévoués. Le 17 février 2019, Lotfi Zahi nous quittait, laissant un vide immense et un héritage qui continue de rayonner.
Ancien basketteur, il s’investit dès 1997 dans la section basketball, mettant ses compétences et sa passion au service du Club. Son sérieux et sa rigueur transformèrent l’équipe, qui retrouva la voie du succès et décrocha, sous sa présidence, un titre historique de champion de Tunisie, bien des années après la coupe remportée en 1982.
Visionnaire et compétent, Lotfi devint ensuite trésorier général du Club Africain. Son intégrité permit d’assainir les finances et il n’eut jamais peur de relever les défis les plus difficiles pour garantir la pérennité de l’association, affrontant les oppositions avec courage et conviction.
Son exemple attira de nouvelles compétences au Club, et son fils incarna sur le parquet l’idéal que Lotfi portait avec tant de fierté. Il forma et guida également les jeunes dirigeants clubistes, préparant ainsi l’avenir du Club avec patience et engagement.
Lotfi Zahi laissa aussi une trace intellectuelle durable à travers son livre « Aux origines du Club Africain et du mouvement associatif sportif tunisien », ouvrage précis et documenté qui rétablit l’histoire et déconstruit certaines légendes des débuts du sport en Tunisie.
Comme il l’écrivait lui-même dans son ouvrage :
« Le Club Africain a été toujours une grande famille, certes un peu égocentrique, parce que soucieuse de son patrimoine affectif et référentiel, mais protégé par les gardiens du temple, lesquels, par une espèce de code de conduite implicite, ont forgé et perpétué les vraies valeurs clubistes. Il est indéniable que le club était construit sur un ensemble de valeurs, humaines, morales et éthiques que les différentes générations d’acteurs clubistes ont valorisé et capitalisé. »
Malgré un combat difficile contre la maladie, qu’il affronta avec discrétion, il continua de travailler pour rénover les structures et les statuts du Club Africain, convaincu que ses efforts assureraient un futur stable à l’institution qu’il aimait tant.
Sept ans après son départ, son souvenir reste vivant dans chaque succès, chaque projet et chaque jeune dirigeant du Club Africain. Puissions-nous être dignes de son œuvre, de sa vision et de son exemple.