
Le Directeur Technique des jeunes footballeurs, Kamel Saada, a dressé un état des lieux du travail accompli depuis le début de la saison, tout en détaillant la vision stratégique qui guide le projet de formation du Parc A.
Il s’est d’abord déclaré satisfait du parcours des jeunes catégories. Au-delà des résultats bruts, il a insisté sur un élément qu’il considère fondamental : le rendement. Selon lui, la progression collective et individuelle affichée par les jeunes constitue un indicateur bien plus révélateur que les simples scores enregistrés chaque week-end.
Concernant le recrutement, il a rappelé que 26 joueurs ont été intégrés toutes catégories confondues, avec une ligne directrice claire : attirer des profils d’élite capables de répondre aux exigences d’un club de l’envergure du Club Africain. Évoluer au Parc A requiert, selon lui, un niveau élevé sur tous les plans.
Le processus de détection repose sur un réseau structuré de conseillers techniques régionaux, chargés d’évaluer les talents dans leurs zones respectives et de transmettre des rapports détaillés à la direction technique. À l’échelle internationale, huit conseillers suivent également les jeunes expatriés. Après une phase d’observation minutieuse — incluant l’analyse des matchs disputés, des statistiques et du comportement général — les joueurs ciblés sont conviés au Parc A. Ils y passent une batterie de tests techniques, physiques et médicaux avant toute validation définitive.
S’agissant des attentes placées dans ces recrues, le Directeur Technique a souligné qu’un atout important réside dans le fait que la majorité d’entre elles sont déjà passées par les sélections nationales, sous sa supervision. Elles connaissent donc l’exigence du haut niveau et savent que l’opportunité de jouer au Club Africain repose avant tout sur le mérite. L’objectif affiché s’inscrit dans une logique à moyen et long terme : renforcer durablement l’effectif sénior.
L’évaluation du potentiel de progression ne se limite pas aux qualités visibles. Le responsable technique a expliqué que le travail repose sur des bases scientifiques et sur un profilage détaillé de chaque joueur. Les outils d’analyse utilisés permettent d’examiner les dimensions techniques, physiques, mentales et tactiques, sans négliger des aspects essentiels comme l’hygiène de vie et la nutrition.
Quant aux critères de réussite, il a indiqué que le rendement individuel constitue la première référence, suivi de la capacité du jeune à répondre aux exigences de l’équipe première. Les résultats immédiats passent au second plan. La priorité demeure l’intégration progressive d’un maximum de jeunes dans le groupe professionnel. Dans cette optique, une coordination permanente est assurée avec le staff de l’équipe première, notamment avec l’entraîneur Faouzi Benzarti et son adjoint Ahmed Touihri.
Il a rappelé que signer un contrat professionnel au Club Africain représente une étape exigeante. Seuls les profils exceptionnels, capables de s’imposer dans les catégories jeunes et de s’intégrer harmonieusement chez les séniors, peuvent prétendre à cette progression. Sur le plan des objectifs qualitatifs, il a indiqué qu’en début de saison, 30% des standards fixés avaient été atteints. Ce taux est aujourd’hui de 55%, avec une projection à 90% la saison prochaine. Le projet s’inscrit sur trois ans, avec encore deux périodes de mercato pour atteindre ces ambitions. À terme, l’objectif est clair : bâtir une équipe sénior composée à 75% de joueurs formés au Parc A.
Enfin, concernant la transmission de la culture club aux nouveaux arrivants, il a estimé que l’environnement du Parc A parle de lui-même. Selon lui, l’identité et l’atmosphère du Club Africain constituent à elles seules un vecteur puissant d’intégration, faisant du club un véritable phénomène à part entière.