
(5 septembre 1940 – 24 octobre 2011)
Il y a des hommes dont le nom résonne longtemps après leur départ, des figures qui deviennent indissociables de l’histoire qu’ils ont façonnée. Cherif Bellamine est de ceux-là. Depuis sa naissance à Tunis le 5 septembre 1940 jusqu’à sa disparition le 24 octobre 2011, il a incarné le Club Africain avec une fidélité et une passion que peu peuvent égaler.
Fils d’Abdelhamid Bellamine, l’homme qui avait relancé le Club dans les années 1930, Cherif reprit le flambeau familial et y insuffla sa force, son courage et sa vision. Quatre mandats présidentiels, dans un contexte souvent hostile, n’ébranlèrent jamais sa détermination. Face aux critiques, aux foules et aux autorités, il restait debout et intrépide.
Il ne se contenta pas de présider, il accompagna, soutint, éleva. Ami des joueurs avant d’être leur dirigeant, il fut le cœur battant du handball lors de ses premiers succès, le moteur du volleyball lors de ses premières conquêtes africaines, et le pilier du football durant sa saison la plus accomplie. Des instants de gloire qui le firent parfois émouvoir aux larmes.
Cherif Bellamine fut partout à la fois : accompagnateur, délégué, secrétaire général, vice-président, président, membre du Comité des Sages… Il porta chaque responsabilité avec la même humilité et la même abnégation. Toujours proche des jeunes, il veillait aux moindres détails.
Il traversa le tournant du professionnalisme du football tunisien avec courage et lucidité, affrontant critiques et départs de vedettes sans jamais perdre sa passion ni son amour pour le Club. Les succès, parfois éclipsés par les défis, restent gravés dans l’histoire : toutes les sections qu’il dirigea connurent la lumière.
Aujourd’hui, le Club Africain se souvient. Non seulement du président infatigable et du dirigeant visionnaire, mais de l’homme au cœur immense, qui sut rester debout quand tout semblait contre lui. Cherif Bellamine n’est plus, mais son esprit, son courage et sa passion continueront de guider le Club à jamais.