
L’ancien président de la Fédération tunisienne de handball (1988–1992), passionné du Club Africain et figure sportive du Nord-Ouest, Mouldi Ayari, est décédé mardi 18 novembre 2025. Sa disparition laisse un vide profond dans les milieux sportifs comme économiques.
Homme de terrain, homme de club, homme d’institutions : son parcours a marqué plusieurs générations.
Avant d’être un acteur économique reconnu, Mouldi Ayari était d’abord un homme de sport. Ancien handballeur formé à l’ASPTT, il a longtemps défendu les couleurs de cette formation et de la Sélection nationale dont il a été le capitaine. Il a toujours prôné les valeurs d’un handball tunisien discipliné, exigeant et structuré.
Son passage à la tête de la Fédération tunisienne de handball entre 1988 et 1992 constitue encore aujourd’hui une période charnière. Sous sa présidence, la FTHB avait renforcé ses structures, professionnalisé la gestion interne et consolidé le rayonnement national d’un sport alors en pleine expansion.
Sa marque la plus visible restera sa volonté de voir le handball tunisien s’imposer comme un sport moteur et stable, à une époque où très peu d’organisations sportives avaient déjà adopté des méthodes de gestion solides.
Au-delà des institutions, Mouldi Ayari était aussi un supporter passionné du Club Africain, un attachement profondément assumé.
Dans les milieux sportifs, on se souvient d’un homme chaleureux, qui parlait du Club Africain avec autant d’enthousiasme que de nostalgie, et qui n’hésitait jamais à soutenir ses sections, en particulier le handball, discipline chère à son cœur.
Si son empreinte sportive reste essentielle, son influence s’est également exercée dans le domaine économique. Membre du Bureau exécutif de l’Utica, il a dirigé l’Union régionale patronale à Jendouba, défendant les entreprises locales et plaidant pour une dynamique économique plus inclusive dans le Nord-Ouest.
Il a également présidé deux chambres de commerce mixtes, tuniso-algérienne et tuniso-égyptienne.
Son identité était donc double - homme de sport et homme d’économie - mais toujours au service de la région.
Paix à son âme.