Communiqué

Suite aux événements regrettables survenus lors du “derby”, le Comité directeur du Club Africain tient à clarifier ce qui suit :

Premièrement : Nous réaffirmons notre rejet de toute forme de violence à l’intérieur et à l’extérieur des enceintes sportives, sans abstraction aucune de son origine et des victimes. Nous soulignons que les stades et les salles doivent être des espaces sûrs pour nos familles, nos enfants, nos jeunes et nos aînés, en tant que droit légitime.

Deuxièmement : Nous insistons sur l’application de la loi à tous, sans discrimination, car toutes les foules sont égales, c’est là l’essence de la liberté et de la justice. La discrimination est une injustice, l’injustice engendre la rancune, et la rancune engendre l’explosion.

Troisièmement : Nous exprimons notre respect pour la loi et les institutions de l’État, et nous appelons tout le monde à respecter le club, la dignité de son public et à le traiter avec humanité en tant que citoyen ayant des droits, et non comme un criminel fuyant la justice.

Quatrièmement : Nous considérons que ce qui s’est passé lors du “derby” reflète inévitablement la discrimination dans le traitement sécuritaire entre les foules d’un même pays. Perturber les foules et les agresser, notamment en utilisant du gaz lacrymogène, avant, pendant et après le match, à l’intérieur et à l’extérieur du stade, monter dans les gradins pour se confronter aux foules et les terroriser est inacceptable, cela a entraîné un état de chaos et une perte de contrôle, et aurait pu mener à des conséquences désastreuses.

Tout le monde a pu constater les événements du “derby aller” lors d’une soirée ramadanesque et la façon dont ils ont été gérés en douceur, sans évoquer les événements passés impliquant des supporters qui se sont pavanés sur le terrain comme bon leur semblait et ont été traitées avec une indulgence excessive, comme si rien ne s’était passé, et en toute impunité.

Cinquièmement : Il est temps de revoir en profondeur l’approche violente en matière de sécurité, en particulier vis-à-vis de notre public, une demande que nous avons formulée depuis des années sans trouver d’écho, et nous rappelons, dans ce contexte, que l’affaire feu “Omar Laabidi” est toujours devant les tribunaux et que cette approche aurait pu coûter la vie à un autre supporter du club en raison de la violence sécuritaire.

Sixièmement : Nous demandons de manière urgente, à toutes les parties intervenantes dans le domaine sportif, d’assumer leurs responsabilités pour mettre fin à cette hémorragie et intervenir pour réformer ce qui peut l’être, en particulier en ce qui concerne le volet sécuritaire.

Septièmement : Nous condamnons la campagne médiatique effrénée et préméditée visant à diaboliser notre public. Nous ne sommes pas surpris par cela venant des porte-voix de la propagande (écrite, audiovisuelle et visuelle) et des médias stipendiés qui ne reconnaissent pas la neutralité, leur seul objectif étant de satisfaire l’annonceur.

Nous leur rappelons que la Tunisie et les supporters du Club Africain ne reçoivent de leçons de personne, et nous nous demandons dans le même contexte où était “l’entraîneur étranger” lors du derby aller ? Et pourquoi n’avons-nous pas entendu sa voix à ce moment-là ?

Huitièmement : Nous avons décidé de former un comité de défense pour prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour défendre les détenus et les victimes.

Neuvièmement : Nous demandons à Dieu le rétablissement rapide de toutes les victimes de l’incident du derby, en particulier à nos supporters.

Vive le Club Africain !

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